12 septembre 2016

Les Eiders de Saint Pierre et Miquelon vont bien

Depuis maintenant plusieurs années, nous aidons (via Save Your Logo) SPM Frag’îles, une association de Saint Pierre et Miquelon engagée dans la protection des canards Eiders.

Cet hiver, nous avons envoyé sur place le photographe Olivier Born pour découvrir le lieu d’hivernage de notre canard préféré, le travail des volontaires sur place et la beauté désolée de ce petit bout de France dans l’Atlantique nord. Voici une sélection de ses photos, quelques mots sur son périple et un point sur la situation de conservation des Eiders.

 

 

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St Pierre et Miquelon, c’est assez épique.
Avec Olivier Born, photographe animalier.
 
 

 

Eider

Saint Pierre et Miquelon n’est pas une destination très courue, qu’imaginais-tu y trouver avant ton départ? Qu’as-tu ressenti en découvrant l’endroit ?

Olivier Born

Effectivement, je dois avouer que je ne savais pas situer l’archipel français de Saint Pierre et Miquelon sur une carte. Et je n’y serais sans doute jamais allé sans cette mission, mais je suis enchanté d’avoir découvert ces deux confettis au milieu de l’Atlantique Nord. C’est un endroit incroyable !

E

En quoi consiste le quotidien des membres de l’association ?

O.B

Tous ont un travail et ne consacrent bénévolement qu’une partie de leur temps libre à l’association. Durant la saison d’hiver jusqu’en avril-mai, ils font des observations et des comptages des populations d’eiders à duvet qui apprécient les cotes de l’archipel pour leur relative tranquillité.

E

Comment décrirais-tu le climat sur place ? Les canards y passent l’hiver, mais on ne peut pas dire qu’il y fasse bon, n’est-ce pas ?

O.B

C’est le moins qu’on puisse dire ! Et encore, j’y étais au printemps ! En neuf jours, je crois n’avoir vu que deux fois le soleil. La température ne dépassait pas souvent le 0° et les vents étaient particulièrement violents. La sensation de froid était difficilement supportable. Surtout lorsque l’on doit rester inactif pour faire des observations ornithologiques.

E

Les prises de vues en milieu naturel hostile sont toujours un peu compliquées, peux tu nous raconter une anecdote qui puisse résumer le voyage ?

O.B

Les observations se font en bord de mer, et, hormis le fait qu’il faisait très froid et qu’il fallait être très bien équipé au niveau de l’habillement et des chaussures, le principal problème c’était les embruns. Entre chaque prise de vue je devais cacher mon appareil pour éviter que la lentille soit mouillée par l’eau de mer. Le sel ne fait pas bon ménage avec le matériel photo…

E

Qu’est ce que tu as préféré pendant ce voyage ?
Qu’est ce qui t’as le plus touché ?

O.B

Sans hésiter, je dirais que ce sont les gens. Ils vivent dans des conditions difficiles mais sont particulièrement chaleureux. Ils étaient très disponibles pour me faire découvrir leurs îles. Ils m’ont accueilli à bras ouverts et étaient très curieux de savoir d’où je venais et ce que je faisais.

 

 

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Un point sur la situation de conservation de l’Eider
Par Valentin Pacaut, Chargé de mission Conservation de la Biodiversité

Espèce inscrite sur la Liste Rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), l’Eider à duvet est le plus gros canard de l’hémisphère nord. Recherchées pour leur viande, leurs œufs mais aussi pour la qualité de leur duvet, les populations d’eiders ont été surexploitées au cours de l’histoire. Aujourd’hui, elles doivent également faire face à de nombreuses menaces comme la dégradation de leur habitat, la pollution des eaux marines par les hydrocarbures, la perturbation des colonies par des prédateurs souvent invasifs, ou encore le développement de certaines maladies et le réchauffement climatique.

L’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon abrite la plus grande population hivernante d’eiders française. Elle y trouve des conditions météo favorables, une nourriture facilement disponible et un lieu où la prédation et le dérangement sont minimes. Pendant la période d’octobre à avril, un suivi mensuel de la population de « Moyaks », nom amérindien de l’espèce,est assuré depuis de nombreuses années par l’association SPM Frag’îles. L’association, qui regroupe de nombreux bénévoles, naturalistes et passionnés, effectue deux fois par mois des comptages sur les différents sites de stationnements identifiés des eiders. Ces estimations permettent d’évaluer régulièrement la fréquentation des eaux de l’archipel par l’eider, de veiller à l’efficacité des actions de conservation entreprises et de contribuer au suivi du statut de cette espèce à l’échelle mondiale.

Bien que les effectifs varient régulièrement au cours de l’hivernage,mais aussi en fonction des années, les observations et le suivi de l’espèce montrent une nette progression du nombre d’eiders autour de l’archipel depuis 2000. Trophée apprécié des chasseurs de l’archipel, ces résultats encourageants sont également à mettre en corrélation avec la mise en place d’une réserve de chasse, qui assure à l’espèce une zone de tranquillité,avec les mesures de conservation et avec la sensibilisation des chasseurs et des habitants de l’archipel sur les bonnes pratiques d’observation. Ainsi, 8325 eiders ont été comptabilisés en 2015.

 

 

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